Le siége du Venezuela est planifié par les corporations

Des politiciens et des institutions affiliées à leurs réseaux font pression pour que soit appliquée la Charte Démocratique au Venezuela. La dernière institution à l'avoir fait est le Sénat des Etats-Unis avec une résolution dans laquelle il « appelle instamment à libérer les prisonniers politiques et à organiser des élections libres » en plus d'exprimer son soutien à la décision du secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, de tenter à nouveau d’appliquer cette Charte Démocratique.

Il n'est pas étonnant que le principal promoteur de cette résolution soit le sénateur démocrate Ben Cardin, financé par de grandes corporations de l'énergie comme Exelon Group et Carlyle Group, ni que parmi les autres sénateurs qui la soutiennent, on trouve les célèbres Bob Menéndez et Marco Rubio, proches du lobby des armes et conservateurs associés à de grandes banques comme UBS, Bank Of America et des industries comme Lockeed Martin y Koch Industries.

L'enchaînement de proclamations, de déclarations et de communiqués d'agences et d'hommes politiques états-uniens contre le pays coïncide justement avec une série de tournées d'Almagro dans lesquelles il se place sous l'aile la plus vieux-jeu de la politique étrangère états-unienne en relation directe avec ces grandes entreprises qui ont des intérêts économiques et financiers au Venezuela. Mais ce rythme harmonieux et coordonné de mouvements ne se limite pas seulement à Almagro mais comprend aussi le reste des alliés des Etats-Unis dans la région qui chauffent le climat et font des démarches pour l'application de la Charte Démocratique au Venezuela.

En est un bon exemple sa visite à l'Institut Américain de l'Entreprise (AEI) lors de laquelle il a déclaré qu'au Venezuela, il « faut qu'il y ait des élections pour que le pays passe d’un régime autoritaire à la démocratie », un euphémisme utilisé pour donner un vernis de neutralité à sa position belliqueuse bien connue contre le pays.

C'est que justement, l'AEI a dans sa direction des membres du Carlyle Group déjà cité et a reçu de l'argent d'Exxon Mobil, en pus d'être un think tank connu pour avoir été l'endroit d'où est sorti une partie du Gouvernement de George Bush fils.

C'est ainsi qu'il a fait cette déclaration avec Eric Fansworth, directeur du Conseil des Amériques, fondé par David Rockefeller et dont font partie des corporations de l'énergie comme Chevron, Conoco Phillips et de grandes banques comme Goldman Sachs et UBS et dans le cadre du colloque « L'avenir du Venezuela » présenté comme « une discussion sur les façons de rétablir la démocratie dans le pays depuis les Etats-Unis et d'autres pays de la région. »

Dans ce cas ces « façons » cherchent à placer l'OEA dans le pays en tant qu'interlocuteur et à déplacer la scène de la table de dialogue de l'UNASUR sur laquelle ils ont peu d'influence en utilisant comme menace la Charte Démocratique et Almagro comme leur principal agent politique.

Cela démontre que la politique étrangère des yankees contre le Venezuela fait partie d'un ordre du jour transnational qui fait que les politiciens et les institutions se battent pour elle comme s'ils frappaient une piñata en espérant en frappant l'une d'elles, faire tomber le chavisme du pouvoir. Cela démontre aussi comment l'instrument d'ingérence appelé « Charte Démocratique » est en vente et a déjà été acheté par ces mêmes corporations qui ont des comités au Venezuela depuis 1998. Almagro et ses alliés dans la région sont de vrais intermédiaires.


Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos.

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